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Margiela nomme le dur et le mou

Le 29 septembre 2026, Glenn Martens revient à un prêt-à-porter plus portable. Les panneaux restent durs. Les fleurs du décor sont sèches.

Publié le 29 septembre 2026 · Printemps-été 2027

Portrait en studio attribué à Glenn Martens : veste à fines rayures, crayon près de la tempe, fond gris.
Glenn Martens. Auteur inconnu, CC0, via Wikimedia Commons.

Le créneau, la personne

Mardi 29 septembre 2026, 17 h 30. La Fédération inscrit Maison Margiela en défilé sur invitation, avec livestream. Vogue et WWD attribuent la collection à Glenn Martens. Vogue précise que c'est son troisième show pour la maison, après deux éditions que le papier juge spectaculaires. Cette fois, le même papier parle d'une proposition plus commerciale.

Martens, selon Vogue, relie le travail à la fin des années 1980 : Margiela était du côté de l'anti, et l'équipe a travaillé ça. La formule qu'il donne est simple. Le dur et le mou. Une contradiction de tissu. Il ajoute qu'il cherche un concept fort, tenu dans chaque vêtement, sans que le résultat fasse peur. Samantha Conti, dans WWD, retient le titre « Hard and Soft » et le même programme : fusionner le structuré et le drapé, le tailleur et le flou.

Ce qui se voit

Les deux textes se recoupent sur des objets. Le trench d'ouverture, plis dramatiques autour du cou, devant en tablier. Des vestes, du denim sombre au smoking de satin, avec un panneau corset rigide devant et des cols plus mous. Vogue décrit des inserts d'entoilage en forme de balcon sur des trenches, des T-shirts gris, des robes de jersey. Des floraux que Martens situe, selon Vogue, dans des brocarts années 1960, sur des jupes colonnes fermées par le ruban de coton de la maison. Des revers de tailleur pliés vers l'intérieur, sur une arête, et qui peuvent se déplier pour un port plus ordinaire.

Conti trouve les manteaux et vestes sculptés, certains comme modelés dans l'argile, la partie la plus forte. Elle juge aussi que trop d'idées passent, et que les floraux virent parfois à la nappe des années 1970. Ce désaccord est utile. Il empêche de prendre le dossier de la maison pour une description neutre.

WWD lit les fleurs séchées et tombantes du lieu comme un hommage au décor du premier défilé de Raf Simons pour Dior, en 2012. Vogue ne détaille pas ce décor dans le passage retenu. L'hommage est donc attribué à WWD, pas transformé en fait de communiqué.

Martens, dans Vogue, se décrit comme l'homme qui passe ses journées dans les églises, et range l'opulence de son côté. La phrase explique les robes drapées, les chapes, le plastron. Elle n'excuse pas un imprimé de trop.

Le portrait de cette page identifie Martens. Il ne remplace pas les vêtements.

Dossier Maison Margiela

Sources

  1. Paris Fashion Week, calendrier officiel femme printemps-été 2027, Fédération de la Haute Couture et de la Mode, 10 octobre 2026
  2. Maison Margiela Spring 2027 Ready-to-Wear, Vogue, 29 septembre 2026
  3. Maison Margiela Spring 2027, WWD, Samantha Conti, 29 septembre 2026